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CHEAP HOUSE + ARNAUD REBOTINI + ...

Le Club / Le Moulin du Roc
Nouvelle(s) Scène(s)

Description

ARNAUD REBOTINI

Arnaud Rebotini est un auteur, compositeur, interprète et producteur français. Il est aussi le fondateur du label Black Strobe Records en 2011.

La carrière d’Arnaud Rebotini débute en 1995 avec quelques maxis techno sortis sur différents labels. C’est en 1996 qu’il est repéré sur les compilations Source Lab 2 et Source Lab 3 (Virgin) aux côtés de Air, Daft Punk, Etienne de Crécy, Philippe Zdar.

En 2000, Arnaud Rebotini sort son premier album, Organique (Artefact, 2000), sous le pseudonyme Zend Avesta. C’est un album ambitieux, avant-gardiste, très remarqué et salué par le public et les médias (une couverture pour Magic). Il mixe pop, électronique, jazz et musique contemporaine, synthétiseurs analogiques, vents, cuivres, cordes, guitare électrique et voix – dont celle d’Alain Bashung et de Mono Soyoc. Une tournée française suit dont le festival La route du rock ainsi que la télévision et l’émission Nulle part Ailleurs.

Arnaud Rebotini fonde parallèlement le groupe Black Strobe. De nombreux remixes et maxis initient ce nouveau pseudo plus electro et club: Paris Acid City, Source 1997 / Innerstrings, Output Recordings, 1999 / Chemical Sweet Girl, Me & Madonna, Fitting Together, Output Recordings, 2002 / Italian Fireflies, Kitsuné, 2003 / Deceive Play, Black Strobe Records, 2005 / Last Dub On Earth, Crosstown Rebels, 2006…

En 2007, sort le premier album de Black Strobe, Burn Your Own Church signé chez Beggars Group et réalisé par Paul Epworth (Adèle, Florence And The Machine, Block Party, The Rapture). L’album mixe musique électronique, rock, metal et blues dont notamment la reprise du titre I am a man de Bo Diddley. Cette cover sera utilisée pour le cinéma et la publicité : RocknRolla de Guy Ritchie (2008), Le Mac de Pascal Bourdieux (2010), Django Enchained de Quentin Tarantino (2012), Eau Sauvage de Christian Dior (campagne publicitaire TV), Seat (campagne publicitaire TV) et GTA V (jeu vidéo). Le titre Blood Shot Eyes est, quant à lui, utilisé pour la bande annonce du long métrage Le Loup de Wall Street de Martin Scorcese (2013). Black Strobe fait la couverture de New Noise et enchaine une tournée mondiale avec LCD Sound System, The Rapture et Soulwax.
En 2014, sort le deuxième album de Black Strobe, Godforsaken Roads (Black Strobe Records, 2014). S’en suit de nouveau une tournée internationale.

Passionné de synthétiseurs analogiques, Arnaud Rebotini consacre aussi sa carrière aux productions électroniques. Il sort ainsi deux albums en son nom propre : Music Components (Black Strobe Records, 2008) et Someone Give Me Religion (Black Strobe Records, 2011). A ce titre, les prestations lives de ces deux albums où l’ordinateur est abandonné sont plébiscitées par le public et les médias (couverture de Trax Magazine). L’album Some Give Me Religion fait aussi la couverture de Trax Magazine ainsi que celle de Tsugi.

Ces productions électroniques marquent aussi la collaboration d’Arnaud Rebotini avec le GRM (Groupe de Recherche Musicale). Après plusieurs créations pour le Groupe entre 2001 et 2005, Arnaud Rebotini collabore avec Christian Zanési pour un album, Frontières (Black Strobe Records, 2016), mélangeant synthétiseurs analogiques, sons acousmatiques et musique concrète. La création a lieu au Centre Georges Pompidou en 2012.

Arnaud Rebotini ajoute aux différents aspects de sa carrière et de ses productions, une collaboration avec France Info puisqu’il est le compositeur de l’habillage sonore de la radio de 2009 à 2014.

Les débuts d’Arnaud Rebotini et notamment avec le style des productions de Zend Avesta, ouvre aussi sa carrière au cinéma. Le premier réalisateur qui fait appel à lui est Jean-Pierre Limosin. Il lui commande un titre pour le long métrage Novo en 2002.
Mais, c’est avec le réalisateur Robin Campillo que la collaboration d’Arnaud Rebotini avec le cinéma est scellée puisqu’il signe les deux bandes originales de ces deux derniers longs métrages, Eastern Boys (Black Strobe Records, 2014) et 120 Battements par minute (Because Music, 2017) – le long métrage 120 Battements par minute reçu le Grand Prix du Jury à Cannes.

Le remix du titre Smalltown Boy Bronski Beat par Arnaud Rebotini issu du film fait partie de la bande originale du film. Il illustre aussi la carrière d’Arnaud Rebotini en tant que DJ et remixeur : Noir Désir (Lazy, Zend Avesta Mix, 1998), Dépèche Mode (Something to do Black Strobe Remix, 2010), Bock Party (Like Eating Glass Black Strobe Remix, 2010), Rammstein (Keine Lust Black Strobe Remix, 2011) …

CHEAP HOUSE

Cheap House réunit deux mondes sur la scène d’un club de jazz : le quartet strasbourgeois joue de la techno et de la house, utilise l’improvisation comme le ferait un producteur en live ou un DJ en plein set, en ressentant l’énergie du public, le baladant de boucles en drops… Mais le tout sur instruments, sans séquences ni ordinateurs.

L’histoire commence, évidemment, en soirée. Un de ces concerts organisés par le collectif et label strasbourgeois Omezis, pendant lequel quatre musiciens de la bande, Théo (basse), Mathieu (batterie), Paul (saxophone) et Nils (synthétiseurs) s’attachent à construire des ponts entre le jazz et d’autres styles. Ce jour-là, fin 2018, c’est la techno et la house. Et c’est le coup de foudre. Cheap House est né.

Mais attention : il ne s’agit pas ici de quatre musiciens de jazz qui reprennent des morceaux électroniques qu’ils auraient retranscrits sur partitions. Ni non plus d’une fusion stricto sensu. Car ici, le jazz est une démarche, une méthode. Une philosophie plus qu’une esthétique, répètent-ils à l’envi. Celle de l’improvisation, de l’ouverture d’esprit, du partage, de la fête aussi. Question de génération : les quatre vingtenaires, baignés pendant leur adolescence de French Touch, qu’elle vienne de l’époque des Daft Punk et Cassius ou de leurs héritiers Justice, se sont rencontrés autour du jazz, qu’ils ont étudié au conservatoire. Une formation qui pose des bases bien sûr, mais qui ne fait pas tout : avec Cheap House, tout l’enjeu est de déconstruire cette image quelque peu sclérosée d’un genre supposé élitiste, quand il n’est pas cantonné aux ascenseurs et aux lobbys d’hôtels de luxe. Non, le jazz en 2021 peut être bien plus divers que ça, inclusif, populaire. Il peut venir d’une cave animée, où artistes et fêtards se croisent et se confondent, tout ce petit monde partant ensuite danser dans le club voisin, pourquoi pas dans le sud londonien où sévit depuis une dizaine d’années une scène UK Jazz (The Comet Is Coming, Yussef Kamaal et les productions de la moitié du duo, Henry Wu…) qui fascine les quatre Strasbourgeois.
C’était tout naturel que l’expérience Cheap House, nommée en hommage aux sons bons marchés mais magiques des pionniers de l’électronique, dépasse le cadre d’une seule soirée. La techno et la house étaient déjà là, intégrées dans la culture de ces quatre boulimiques de son, dans leur vie de tous les jours – et de toutes les nuits. Il suffisait simplement de s’y plonger davantage, de digger, écouter des heures et des heures de musique, revenir aux origines, jouer aux archéologues tout en continuant à regarder vers le futur. Ce qu’ils ont fait, assidus. Après avoir participé aux iNOUïS du Printemps de Bourges en 2020, puis signé avec l’agence de tour Wart (Arnaud Rebotini, Fabrizio Rat, Meute, Acid Arab…), ils s’entourent, pour un premier EP sorti en avril 2021, de l’ingénieur du son Pierre Favrez de Cabaret Contemporain, groupe grand frère expérimentant aussi autour d’une techno instrumentale audacieuse. 

Puis quelques mois plus tard, le producteur Arnaud Rebotini, maître des synthétiseurs et encyclopédie vivante de la musique, les aidera à peaufiner leurs recherches. Une rencontre organisée par le dispositif d’accompagnement Opération Iceberg, qui ne devait être qu’éphémère. Mais Arnaud Rebotini finira par produire et participer au deuxième EP du quartet attendu pour 2022, où l’influence d’Underground Resistance, clé de voûte de la techno de Detroit, se fait plus que jamais sentir. Le lien est évident : cette techno portée par les pionniers Jeff Mills, Juan Atkins ou plus tard Carl Craig, a pris racine dans une ville sinistrée qui a vu naître la Motown, et sous les doigts de producteurs afro-américains influencés par le jazz. Producteurs qui viennent aujourd’hui inspirer quatre instrumentistes abattant des chapelles pour les transformer en club. La boucle, et c’est le cas de le dire, est bouclée.
[Encadré Arnaud Rebotini] : « Ça fait longtemps que la rencontre entre jazz et musique électronique m’intéresse, et que je me questionne sur ce qu’est le jazz en 2021. Cette génération de musiciens à laquelle appartient Cheap House a dépassé ma génération, dans le sens où ils ont complètement intégré la musique électronique comme étant une esthétique artistiquement pertinente, voire même une sorte de passage obligé pour pouvoir être créatif et s’affranchir des grands maîtres du passé. Ils sont post-techno.”

Calendrier

Du 18 mars 2022 20:30Au 19 mars 2022 02:00

Localisation

Le Club / Le Moulin du Roc, Boulevard Main, 79000, NIORT France

Contact

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