Les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb
Description
Bab el-Mandeb et Ormuz concentrent une part déterminante des flux mondiaux d'hydrocarbures et de marchandises. Cette centralité en fait des points de vulnérabilité systémiques, aujourd'hui exposés à une accumulation inédite de facteurs de risque. Depuis le 28 février 2026, l'Iran maintient le blocage de fait du détroit d'Ormuz en réponse aux frappes américaines et israéliennes, provoquant une flambée du prix du baril. En mer Rouge, les houthis ont pris le 11 septembre le contrôle de la côte yéménite et de l'accès au détroit de Bab el-Mandeb. Les deux principales voies maritimes reliant l'Asie, le Moyen-Orient et l'Europe se referment, forçant armateurs et compagnies pétrolières à dérouter leur trafic par le cap de Bonne-Espérance. La conjonction de ces dynamiques fragilise un principe fondamental de l'ordre maritime international, la liberté de navigation, et fait peser un risque direct sur la sécurité énergétique et la stabilité économique des puissances qui dépendent de ces routes.
Ce contexte impose d'interroger les stratégies déployées par l'ensemble des puissances impliquées dans ces espaces, qu'elles y soient riveraines ou qu'elles y projettent leurs intérêts, et la manière dont la France, acteur maritime aux intérêts propres dans ces zones, peut y définir une posture cohérente.
Deux tables rondes structureront cette réflexion. La première portera sur les rapports de puissance et les logiques géopolitiques à l'œuvre autour de ces détroits. La seconde en examinera les répercussions économique