Couvent de La Tourette
Exposition Liliane TOMASKO
Du 16 septembre au 18 novembre 2026
Description
2 créneaux horaires par jour en visite libre : 10h-12h et 14h-17h00 du mardi au samedi. Sur réservation uniquement.
Liliane TOMASKO "Les songes de la trame"
Avec « Les songes de la trame », Liliane Tomasko investit le couvent Sainte-Marie de La Tourette, dernière œuvre réalisée par Le Corbusier en France entre 1953 et 1960, comme un espace de dialogue entre architecture, abstraction picturale et intériorité.
L’exposition propose une traversée de l’œuvre de l’artiste, présentant une trentaine de peintures et travaux sur papier réalisés entre 2019 et 2026, au sein d’un lieu où la rigueur moderniste, l’orthogonalité des lignes et l’apparente austérité du béton sont constamment infléchies par une attention minutieuse aux détails. Au fil du parcours, les conduits courant le long des murs et portant les nuances cardinales du modernisme – bleu, jaune, rouge, vert – dessinent des lignes tel une abstraction dans l’espace, des petites niches en béton ornementent un couloir, de longues ouvertures verticales, telles des meurtrières modernes, scandent les espaces intérieurs tandis que des pierres aux lignes organiques nous accueillent à l’entrée. Autant de détails et d’infimes modulations de la matière qui laissent alors affleurer, pour reprendre les mots d’Henri Michaux, comme « une autre vie dans les plis » de l’architecture. C’est précisément dans ces interstices que se déploie le dialogue avec la peinture de Liliane Tomasko.
Two time slots per day for self-guided visits: 10:00 am – 12:00 pm and 2:00 pm – 5:00 pm, Tuesday to Saturday. By reservation only.
With “Les songes de la trame”, Liliane Tomasko transforms the Couvent Sainte-Marie de La Tourette, Le Corbusier’s final work in France, completed between 1953 and 1960, into a space of dialogue between architecture, abstraction, and inner reflection. The exhibition offers a journey through the artist’s work, bringing together some thirty paintings and works on paper made between 2023 and 2026 within a space where modernist rigour, the orthogonality of lines, and the apparent austerity of concrete are constantly tempered by meticulous attention to detail.
As one moves through the space, the ducting running across the walls in the cardinal hues of modernism—blue, yellow, red, and green—traces lines like an abstraction in space; small concrete niches ornament a corridor; long vertical openings, like modern arrow slits, punctuate the interior spaces; while stones with organic contours greet us at the entrance. All these details and subtle modulations of matter allow, to borrow the words of Henri Michaux, “another life in the folds” of the architecture to emerge.
It is precisely within these interstices that the dialogue with Liliane Tomasko’s painting unfolds.