MÉ en concert
Description
MÉ : L’exil comme tremplin, la musique comme traversée
On le croyait disparu, perdu quelque part entre deux continents. Mais non. MÉ revient. Et c’est tant mieux.
Avec lui, pas de plan promo calibré ni de tendance à surfer : juste une musique sincère, hybride, profondément habitée. Quelque part entre la chanson d’auteur sud-américaine, l’épure électro-poétique, la pop atmosphérique et un jazz de l’intime.
Né en Suède de parents chiliens exilés, Mé (Mario Hurtado-Rodríguez) a grandi à cheval entre les mondes. Cette tension, il ne l’a jamais trahie. Elle est là, dans chaque mot, dans chaque silence. Un équilibre fragile entre mémoire et modernité, entre racines et métamorphose. Son premier album, Métamorphose, en est la preuve : un disque qui ne revendique rien, mais qui dit tout. Tout ce qui traverse un homme quand l’exil devient moteur, quand la musique devient langue maternelle.
Sur scène, Mario Hurtado – l’artiste derrière MÉ – a parcouru le monde en tant que musicien multi-instrumentiste, régulièrement invité par de grands noms de la scène internationale. Avec Ángel Parra, Christina Pluhar et son ensemble baroque L’Arpeggiata, , il a joué dans des lieux aussi mythiques que le Carnegie Hall à New York, l’Opéra de Pékin, le Théâtre du Châtelet et la Salle Gaveau à Paris. Des scènes d’exception où Mario a su faire entendre sa singularité : une présence musicale fine, profonde, toujours au service du collectif, apportant toujours ce quelque chose d’indescriptible, ce supplément d’âme qui fait la différence.
Mais c’est sans doute dans des lieux plus intimes, comme ici au Château de Cornillon, que sa musique prend toute son ampleur : dans le silence du soir, dans l’écoute pleine, dans ce face-à-face avec le public qui ressemble à une confidence.
Pour cette date gardoise, MÉ sera accompagné par Rodrigo Becerra, contrebassiste chilien à la carrière impressionnante (YOA, Orchestre Philharmonique de l’Équateur, Carnegie Hall, Konzerthaus Berlin…). Ensemble, ils tissent un dialogue profond, minimaliste et organique. Une matière vivante, au service du mot et de l’instant.
Contact
Rodrigo Becerra, Contrebasse