Nova Musica
Description
NOVA MUSICA
Ensemble Passo Finto
Jeudi 16 Avril 2026
Patrick BLANC, flûtes à bec, flûte et tambour, flûte traversière, cornemuse
Nanja BREEDIJK, harpe gothique, harpe double
Keiko MURAKAMI, flûtes traversières
Marie-Ange PETIT, percussions
Programme
I’ vo' bene (Ballata) – Gherardello Da FIRENZE
Ductia – ANONYME, B. L. Harley 978
A Poste Messe (Caccia) – Lorenzo Da FIRENZE
Belfiore dança – ANONYME, Ms. Faenza 117
Saltarello – ANONYME, Ms. BL Add 29987
Chominciamento di gioia (Istampita) – ANONYME Ms. BL Add 29987
Una Panthera (Madrigal) – Johannes CICONIA
El francosin (Saltarello) – ANONYME XVIe
El marchese de Saluzzo (Saltarello) – ANONYME XVIe
La Morra (Fantasia) – Heinrich ISAAC (Variations de Hans NEUSIEDLER)
Basse impériale (Pavane) – Giovanni Lorenzo BALDANO
Ballo ongaro (Dança et troto) – Giovanni PICCHI
My Lady Hudson’s Puffe – John DOWLAND
Go from my window – variations Francis PILKINGTON, Thomas ROBINSON
Rosemont – variations JACOB Jr. VAN EYCK
Lilliburlero – TRADITIONNEL / HENRY PURCELL The Hunt’s up – TRADITIONNEL / JOHN BENNET / JOHN BULL
Description
Musicalement, le passage du Moyen Âge à la Renaissance est un processus long et complexe. Aujourd’hui encore, certaines musiques du XVe siècle sont rangées par les musicologues soit dans l’une, soit dans l’autre époque, ce qui peut en outre varier d’un compositeur ou d’un pays à l’autre. Des changements notoires ont lieu en effet. Concernant la musique profane, les formes poétiques fixes comme la ballata laissent place progressivement au madrigal. De même l’estampie, la carole ou la ductia s’effacent devant la basse danse, la pavane et les branles. Le saltarello subsistera quant à lui jusqu’au XVIIe siècle et au-delà, mais sous des formes chorégraphiques et musicales toutefois assez remaniées. Particulièrement emblématique, le compositeur liégeois Johannes Ciconia (~1314 – 1415) — que Philippe Vendrix, qualifie de « musicien de la transition » — compose 1 une œuvre encore fortement marquée par les techniques de l’Ars Nova italienne. Au fil de ses rencontres, de ses lectures et surtout de ses déplacements en Italie, il infléchit son langage musical, notamment dans le traitement mélodique qu’il expose dans un chapitre spécifique de son traité Nova Musica, rédigé vers 1408. Dans le courant du XVe siècle, les noms de Dufay, Binchois, ou Isaac émergent progressivement ; Leurs œuvres sont reprises avec de nouveaux modèles ornementaux, documentés aujourd’hui essentiellement par des traités allemands (Buxheimer-Orgelbuch, Lochamer-Liederbuch). Les chansons sont jouées avec des diminutions, à la manière dont on peut jouer aujourd’hui les chansons et madrigaux des XVIe et XVIIe siècle. Les œuvres anglaises qui concluent le programme relèvent bien quant à elles de l’esthétique de la Renaissance. Elles ont en commun certains traits descriptifs, nourris d’éléments populaires, et ne sont pas dénuées d’une certaine fraicheur.
Les instruments joués, tous proches copies d’originaux, renvoient à une riche iconographie européenne et aux images présentes dans de nombreux vitraux d’églises et musées. Le public pourra ainsi découvrir une grande diversité d’instruments, dont le détail et le contexte d’exécution sont abondamment documentés dans les traités de cette période renaissante, transitoire, passagère...