Premiers Secours Psychologiques - Marche-en Famenne - 18 mai, 01 et 22 juin
Au 22 juin 2026 17:30
Description
Premiers Secours Psychologiques & Interventions précoces en Santé Mentale
Formation de 3 jours
10 ans.
C’est le temps moyen qu’une personne attend avant de chercher de l’aide.
16 ans pour l’anxiété. 18 ans pour les addictions. Plus une problématique est prise en charge tardivement, plus elle s’enkyste, et plus les risques de rechute explosent.
En Belgique, l’introduction des Psychologues de Première Ligne a permis de réduire ce délai à 6 ans (médiane) pour une partie des patients. C’est un progrès. Mais 6 ans, c’est encore trop long.
Devenez le premier maillon de la chaîne de la santé psychique grâce à la méthode de secours la plus complète et opérationnelle du marché.
Un constat qui nous concerne tous
En Belgique, la détresse psychologique n’est pas une statistique lointaine, c’est une réalité qui touche nos collègues, nos amis, nos enfants. 1 Belge sur 5 présentera un trouble psychique au cours de cette année.
Pourtant, quand la crise éclate — un proche qui parle de suicide, un collègue qui explose de colère, une ado qui s’effondre — nous sommes souvent démunis. Nous tentons maladroitement d’aider, pour constater avec impuissance que « ça ne suffit pas ».
En Belgique, la santé mentale est en pleine mutation. Les rapports 2024 (INAMI/Mutualités) le prouvent : le recours aux soins psychologiques a bondi de 149% en deux ans.
C’est une victoire : les Belges n’attendent plus d’être détruits pour consulter. Le délai moyen avant de demander de l’aide est tombé à 6 ans pour ceux qui entrent dans le parcours de soins (contre 10 ans historiquement). Mais le système est victime de son succès.
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Le constat : Votre proche a enfin le courage de dire « ça ne va pas ».
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La réalité du terrain : Les agendas des psychologues de première ligne sont saturés. Pour un suivi spécialisé, les délais s’allongent considérablement, atteignant souvent plusieurs mois d’attente (contre 1 a 2 semaines au lancement du service).
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L’engorgement : 43% des patients doivent attendre plus de 6 mois pour voir un psychiatre dans le privé, 6 semaines pour un premier contact avec un psychologue et 6 à 8 semaines (parfois plus et parfois il n’y a même plus de place) pour un début de traitement.
C’est dans cet « espace-temps » critique que votre posture est essentielle.
Les approches classiques de secourisme se limitent souvent à « Repérer et Orienter ». C’est essentiel, mais cela ne suffit plus quand l’orientation prend parfois plusieurs mois. Entre le moment où la souffrance s’exprime et celui où le professionnel prend le relais, il y a un temps d’incertitude risqué.
On pense souvent qu’il faut être expert pour aider. C’est faux. Il faut surtout être disponible et outillé. Vous n’apprendrez pas à « soigner », mais à être cette présence lucide et bienveillante qui empêche l’isolement de s’installer.
Sans jamais vous substituer aux thérapeutes, cette formation vous apprend à :
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Désamorcer la tension émotionnelle par une attitude et des paroles adaptées.
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Soutenir la personne pour qu’elle retrouve son propre pouvoir d’agir (Auto-efficacité) .
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Accompagner l’attente en maintenant le lien social, facteur n°1 de protection.
Pour vous outiller et vous apprendre les postures adéquates, des experts du domaine (psychologues cliniciens chevronnés) sont là pour vous aider à acquérir les compétences nécessaires.
C’est ici que notre formation de 3 jours intervient : 3 jours pour passer de l’inquiétude à la présence juste.
Nous ne ferons pas de vous des psychologues. Nous ferons de vous des Secouristes de la Santé Mentale. Cette formation vous transmet des repères clairs, basés sur des protocoles reconnus (Hobfoll, OMS, Leamy), pour vous permettre d’intervenir avec humilité et compétence, sans jamais porter le poids de la situation seul.
Une approche humaine et concrète
Imaginez…
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Face à Jade, 16 ans, prostrée dans les douches de l’internat, persuadée d’être « nulle » . Au lieu de chercher à la « réparer » à tout prix, vous saurez comment l’approcher pour qu’elle se sente simplement comprise et en sécurité.
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Face à Marc, votre collègue, qui s’énerve et murmure « J’y arrive plus… » . Au lieu de minimiser ou de paniquer, vous saurez entendre sa fatigue et l’aider à envisager une pause nécessaire.
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Face à une crise de panique, vous ne subirez plus l’agitation : vous saurez proposer un ancrage calme pour aider la personne à retrouver son souffle.
Description de la formation
JOUR 1 : Les Fondations – Devenir une « présence apaisante »
Vous apprendrez que l’écoute n’est pas passive : c’est un acte neurobiologique qui apaise le système nerveux de l’autre.
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R – REPÉRER : Voir l’invisible. Apprenez à décoder les changements de comportement subtils, l’agitation ou le retrait social avant que la crise n’éclate.
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E – ÉCOUTER : La Technologie de la Relation Ne cherchez plus vos mots, apprenez la bonne posture.
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La posture et le silence : Comprendre pourquoi votre présence silencieuse est parfois plus puissante que n’importe quel conseil. Apprenez à être une ancre de sécurité.
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L’écoute active & reformulation : Les techniques pour valider le vécu de l’autre sans juger ni interpréter.
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L’empathie incarnée : Quand l’énergie est basse (tristesse). Apprenez à « sentir avec » l’autre pour créer une connexion profonde et apaisante.
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L’étiquetage des émotions (affect labeling) : Quand l’énergie est très haute (stress, colère). Maîtrisez cette technique de désescalade en nommant précisément l’émotion, les valeurs et l’expérience de l’autre.
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La boîte a outils ACTIF : Votre guide tactique pour structurer l’entretien quand tout est flou (Attirer l’attention, Confiance, Tranquilliser, Interroger, Focus).
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M – METTRE EN LIEN : Comprendre quand et comment passer le relais pour ne jamais porter la situation seul.
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Mise en pratique immédiate : Application de ces outils sur des cas de troubles anxieux et gestion d’une attaque de panique (technique d’ancrage 5-4-3-2-1).
JOUR 2 : Rester solide quand tout vacille
Le deuxième jour est celui de la confiance. C’est le moment où nous abordons les situations qui font le plus peur : le désir de mourir, la violence, la perte de contact avec la réalité. Souvent, face à ces crises, notre réflexe est la fuite ou la sidération. Ici, vous allez apprendre à faire l’inverse : vous ancrer, faire face et agir avec des outils précis qui protègent à la fois la personne en danger et vous-même. Vous ne subirez plus l’urgence, vous saurez la structurer.
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L’Urgence vitale (suicide) : Brisez le tabou. Utilisez l’outil COQ (Comment, Où, Quand) pour évaluer l’imminence du danger et savoir précisément quand appeler le 112.
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La haute tension (agressivité) : Ne soyez plus déstabilisé par l’hostilité. Maîtrisez l’étiquetage émotionnel pour désamorcer l’émotion rapidement, sans jamais entrer dans l’argumentation.
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La perte de réalité (psychose) : Réagir face aux délires. Apprenez la règle d’or : ne jamais valider le délire, mais toujours valider l’émotion qu’il provoque (« Je vois que vous avez peur ») pour maintenir le lien.
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L’effondrement (dépression & burnout) : Au-delà de la fatigue. Apprenez à repérer les signes cliniques de la rupture (cynisme, perte d’élan vital) pour orienter avant qu’il ne soit trop tard.
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Le choc & les addictions : Les premiers gestes de stabilisation après un traumatisme (principes de Hobfoll) et l’approche factuelle pour aborder les consommations sans juger.
JOUR 3 : Construire le pont vers le soin
Le secouriste est une passerelle. Vous apprendrez à favoriser l’acceptation de l’aide et à préparer la suite.
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Le modèle AILES (CHIME, Leamy et al. 2011) : Soutenir la personne dans sa globalité. Vous découvrirez comment préserver son Autodétermination, son Identité, ses Liens, son Espoir et le Sens, même en attente de soins spécialisés.
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L’art du relais : Comment motiver une personne à accepter de l’aide sans la braquer ? Comment faire le pont entre l’urgence et le suivi professionnel ?
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L’expertise du réseau belge : Pour ne jamais rester seul avec une situation lourde, vous repartirez avec une connaissance précise du réseau (psychologues de 1ère ligne, équipes mobiles, 107…).
Un cadre d’apprentissage respectueux
Nous savons que ces sujets sont sensibles. C’est pourquoi nous appliquons des règles éthiques strictes pour garantir votre confort :
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Respect des limites : Aucun exercice n’est imposé si la situation résonne trop personnellement.
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Non-jugement : Vos émotions et celles des situations étudiées sont accueillies avec bienveillance.